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Title: Une fusion entre homme et machine

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### Les interfaces disparaissent physiquement
Traditionnellement, nos interfaces se limitent généralement à un écran, des haut-parleurs et des boutons-poussoirs et une souris. Plus récemment, on a vu apparaitre des interfaces plus avancées comme les écrans tactiles, des caméras de profondeur pouvant analyser nos gestes, des dispositifs de ‘tracking’, des écrans plus immersifs, des interfaces tangibles, etc.. Les boutons physiques disparaissent au profit de boutons dématérialisés ou notre corps devient lui-même l’interface de contrôle[1. La (ref: kinect text: Kinect) de Microsoft par exemple.]. Le design d’interface est même devenu une profession à part entière. L’interface devient de moins en moins tactile et la frontière physique s’efface de mieux en mieux. Certains acteurs du mouvement de transhumanisme essayent même de se greffer des interfaces dans leur corps afin d’expérimenter d’autres interfaces. On assiste à une domestication de l’outil numérique en même temps que son interface fusionne avec nous et nos espaces physiques et virtuels.
 
### Un outil en constante évolution
Notre relation avec le monde numérique évolue sans cesse en fonction des besoins et des progrès technologiques. Isaac Asimov le résume assez bien : « The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom. »[1. Issu de (ref:isaac-asimov text: Past, present, and future)]. L’appropriation d’une technologie n’est qu’une question de temps, mais la suivante ne nous attend pas, elle a besoin de générer du profit. Par ailleurs, « Le futur est de retour », une émission documentaire sur Arte souligne l’importance des fantasmes futuristes de notre passé puisqu’ils alimentent directement la conception des nouvelles interfaces. Ils parlent de « Retour vers le Futur », mais c’est valable pour d’autres films comme, Matrix, Star Trek, etc.. Concernant le film Minority Report, l’émission Bits sur Arte parle de « ce plaisir gadget d’une interaction physique qui nous a fait croire qu’on devenait enfin Tom Cruise »[1. Citation issue de l'émission (ref: arte-bits text: BiTs d'Arte) (S03E04)] . On est donc constamment dans une sorte d’équilibre entre notre habitude d’utilisation (l’appropriation de l’outil par rapport à l’ancien), la nouveauté réelle (dépendante des progrès techniques) et la nouveauté fictionnelle (basée sur l’imagination, le désir et les fantasmes).

### L’homme adopte l’interface
De même, la « Troisième Révolution Industrielle », popularisée par Jeremy Rifkin, remarque qu’on n’a plus le temps de s’adapter à l’outil numérique : on l’adopte plutôt. La technologie évolue plus vite que nos capacités humaines d’adaptation. Ce mouvement place le numérique au cœur de ses enjeux et revendique que l’homme, sa culture et ses valeurs sont reconvertis ; ce qui implique une redéfinition de l’humain.
On est donc dans une période où l’homme cherche à se situer par rapport à une ‘machinerie numérique’ qui ne cesse d’évoluer. La frontière entre l’homme et la machine tend à se dissoudre, mais tant que l’évolution la technologie numérique ne cesse d’évoluer aussi rapidement, l’homme continuera à interroger ses limites à travers d’interfaces toujours plus innovantes. Je pense que cette évolution rapide des interfaces ne nous laisse pas le temps de pleinement nous approprier l’outil numérique, et on comble alors ce manque de compréhension par une dimension ‘magique’ pour arriver à l’accepter. Le numérique nous laisse rêver. J’ai hâte de découvrir les prochaines interfaces numériques !

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